Les FatAdmirer (F.A)

« Il m’est impossible de ressentir de l’attirance ou du désir pour une femme mince ou juste ronde »,  pourtant j’ai rencontré des femmes ronde avec lesquelles j’avais beaucoup d’affinité et de complicité. Une belle histoire aurait pu naitre si elles avaient été plus grosses.

Les personnes attirées physiquement et sexuellement par les personnes fortes sont, faute d’un terme francophone équivalent, appelées Fat Admirer, ou FA.

Le terme américain Fat Admirer est couramment utilisé dans tous les mouvements d’acceptation des gros à l’échelon international, pour désigner les personnes ayant une attirance physique et sexuelle pour les hommes et les femmes très ronds.

Cette attirance sexuelle pour les personnes grosses voir très grosses est souvent perçue comme une déviance ou une forme de fétichisme sexuel dans nos sociétés contemporaines, où la minceur constitue la norme en matière de beauté notamment féminine.

Cette pratique ne semble pas problématique. En effet, c’est une question de goût. Il n’y a là aucune différence entre la fait d’aimer les blondes, les petites, les barbus, les asiatiques, les chevelus etc…

Mais que se passe t’il si sa compagne très ronde perd du poids ? c’est le drame.

« Elle a eu une prise de conscience et elle a décidé de changer, de changer sa vie, de s’accorder une chance. Elle a fait un Bypass et a perdu cinquante kilos en six mois. Malgré mes sentiments pour elle j’avais du mal à la tenir dans mes bras, j’avais l’impression de toucher une étrangère. A qui la faute ? A elle, parce qu’elle a toujours su qui je suis et de quoi je suis fait ? A moi, d’être incapable d’aimer une personne pour ce qu’elle est intérieurement en mettant de côté son physique ? Aux autres qui auront eu raison d’elle à force d’agressions verbales, de regards dégradants ?

Alors, une relation avec un Fat Admirer, bénédiction ou condamnation à ne pas changer ?

 

Les ronds sont-ils malaimés ?

Est-ce que les hommes aiment les rondes ?

Il semble que le culte de la minceur recule en France. Mais nous sommes loin du compte. Les hommes nous aiment rondes ? Oui, mais pas trop rondes tout de même ! En effet, si nos courbes se situent au niveau des fesses et des seins, elles les bienvenues. En revanche,  au-delà du 42 les choses se compliquent. Une réalité s’impose, il y a un racisme antigros !

De plus, si les hommes nous trouvent plutôt épanouies, ils ne vont pas jusqu’à nous trouver excitantes lorsqu’on a le physique d’Adèle. Alors je vous laisse imaginer ce que cela donne si l’on est au stade de l’obésité morbide !

Si en plus, vous recherchez un cadre, autant dire que vous n’avez quasiment aucune chance car une étude récente démontre que les rondes n’ont pas la cote auprès des CSP+.

Au risque de paraitre féministe, je ne suis pas peu fière de pouvoir dire que les femmes sont bien moins superficielles que ces messieurs. Mais pas toujours pour de bonnes raisons. Au delà d’accepter un petite bedaine, qui soit dit en passant nous permet de nous rassurer sur notre propre apparence, nous aimons aussi les nounours !

Selon les données émanant d’une étude dirigée par Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et publiée  en 2010 sur le site Internet du British Medical Journal, les femmes obèses ont 30 % de moins de chances d’avoir eu un partenaire sexuel dans les douze derniers mois, quel que soit leur âge. Leur obésité semble peser dans le choix de leur partenaire : dans 67 % des cas, il est obèse (ou en surpoids) lui aussi, alors que les hommes obèses sont, eux, 39 % à avoir une partenaire au poids élevé ou très élevé.

Bien que l’on constate des progrès, la stigmatisation des obèses en amour comme dans tous les autres domaines reste réelle. Selon une enquête récente au Canada, plus de 30 % des personnes ayant un poids santé aimeraient mieux divorcer qu’être obèses, 27 % préféreraient être incapables d’avoir des enfants, 21 % de vivre une dépression majeure et 18 % de mourir 10 ans plus jeunes !

 

On nous appelle « les Ronds » …

…mais ça ne veut rien dire !

Nous sommes en surpoids. Là encore par rapport à quoi ? Selon des critères médicaux ? sociétaux ?

Selon la définition commune et politiquement correcte pour ne pas dire hypocrite, l’appellation d’origine incontrôlée »Ronds » incluent aussi bien de femmes voluptueuses comme Monica Bellucci que de femmes obèses comme Laurence Boccolini, Adèle ou encore Beth Dito; des hommes comme  Javier Barden tout comme Gérard Depardieu. Vous conviendrez qu’il y a de la marge.

La médecine moderne se base sur l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Il se calcule en faisant le rapport entre le poids en kg et la taille au carré en mètre. Selon cet définition, les médecins nous classent dans 4 catégories au delà de la « corpulence normale ».

IMC (kg·m−2)

Catégorie

moins de 16,5 dénutrition ou famine
16,5 à 18,5 maigreur
18,5 à 25 corpulence normale
25 à 30 surpoids
30 à 35 obésité modérée
35 à 40 obésité sévère
plus de 40 obésité morbide ou massive

En France, nous découvrons à la lecture du  Bulletin épidémiologique  publié en octobre 2016 que plus d’une français sur deux est en surpoids ou en obésité. Contrairement aux idées reçues,  la gente masculine est la plus concernée.

 

 

 

 

 

 

Vous avez dit célibataire ?

Lorsqu’on frappe « célibataire » dans notre moteur de recherche préféré, nous constatons que les quinze premières pages au bas mot se composent de sites nous expliquant comment sortir de ce statut qui semble être une maladie honteuse. C’est dit, si vous êtes célibataire, vous devez absolument rencontrer quelqu’un ! Être à deux, c’est la norme. Mais avant tout, qui sont ces êtres incomplets qui doivent impérativement rentrer se soigner ?

Quelle est le visage de la population française au premier janvier 2016 ? Et bien les femmes sont incontestablement plus nombreuses excepté dans la tranche des moins de 20 ans.

Hommes Femmes Ensemble
Population totale 32 291 287 34 336 315 66 627 602
Moins de 20 ans 8 391 583 8 003 875 16 395 458
de 20 à 64 ans 18 550 750 19 161 177 37 711 927
65 ans ou plus 5 348 954 7 171 263 12 520 217

*champs : France et Mayotte

* Source : Insee, estimations de population (résultats provisoires arrêtés à fin 2015)

Célibataire, mais qu’est-ce que c’est ?

Il convient d’expliciter ici les termes « célibataire ». En effet les chiffres peuvent être différents selon  qui l’on inclut dans ce statut. Selon Le dictionnaire Larousse, un célibataire est « une personne en âge d’être mariée et qui ne l’est pas ». L’âge légal du mariage est de 15 ans. Il s’agit donc de toutes les personnes âgées d’au moins 15 ans et n’étant pas mariées. Ceci exclus donc les divorcés, veufs, concubins, en relation … Si l’on réintroduit ces exclus, il y a aujourd’hui plus de 15 millions de célibataires en France sur une population totale de plus de 66 millions.

 

On pense communément que les hommes célibataires sont moins nombreux que les femmes. C’est une illusion. Les célibataires féminines sont simplement plus visibles. Elles sont en recherche active ! « En effet, elles sont plus nombreuses en haut de l’échelle sociale, quand les hommes sont plus nombreux en bas et évoluent plutôt dans les milieux ruraux », analyse le sociologue Jean-Claude Kaufmann. Les chiffres le démontrent : dans les professions intellectuelles supérieures, les hommes célibataires sont 11,8 %, les femmes sont 19,2 %. Au niveau des employés, les hommes seuls sont 12,7 % et les femmes sont 9,2 %.

Tranche d’âge Hommes Femmes
20-29 ans

30-39 ans

40-49 ans

50-59 ans

88,34 %

42,83 %

18,89 %

9,64  %

78,75 %

33,01 %

14,12 %

7,83  %

Enfin, 36% des foyers en France vivent avec moins de 1500€  par mois. Pour les célibataires, ce taux grimpe à 60 %. Pourtant ils choisissent de vivre dans des villes de plus de 100 000 habitants pour plus de 50% d’entre eux. La vie y est plus chère mais elle offre plus de chance d’avoir un emploi et de rencontrer quelqu’un. Les célibataires sont donc avant tout des citadins.